The Fire Sermon, Francesca Haig

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Titre : The Fire Sermon ( Il existe un titre alternatif : Le Serment Incandescent)
Auteure : Francesca Haig
Date de sortie : 02/09/2015
Edition : Hachette
Thèmes : Dystopie, Science-Fiction, Post Apocalyptique, Jumeaux … etc
Résumé : Jumeaux à la naissance, ils grandissent en ennemis.

Après une catastrophe apocalyptique, l’humanité ne donne plus naissance qu’à des jumeaux. Pour chaque bébé parfait, l’Alpha, il y a un bébé imparfait, l’Oméga. Ils sont unis par un terrible lien : la mort de l’un entraîne celle de l’autre.

Cass et Zach sont jumeaux, elle, c’est l’Oméga ; lui, c’est l’Alpha. Chacun veut renverser l’autre pour imposer sa propre vision du futur. Mais dans cette bataille, si l’un meurt, l’autre mourra aussi.

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The Fire Sermon est un livre dont je n’ai pas beaucoup entendu parlé, je ne crois pas non plus l’avoir énormément vu défiler sur les réseaux sociaux, et c’est en partie ce qui m’a attirée vers lui. Outre le fait que le synopsis soit intriguant à un point indescriptible.

J’ai trouvé le concept bon et l’idée du scénario très originale. En effet, cette notion de jumeaux a énormément titillé ma curiosité et a eu raison de ma résolution, étant d’acheter le moins de livres possibles. (Résolution jetée aux oubliettes, pour infos …). Comme dit dans le résumé, Zach et Cass forment la paire de jumeaux que nous suivont tout le long de l’histoire. Et là, petite déception. On ne voit pratiquement pas Zach. Il apparaît deux fois, uniquement. Au début. A la fin. Simplement. J’étais convaincue d’assister à une confrontation cinglante entre le frère et la sœur, mais ça n’a pas vraiment été le cas. Si en effet, ils finissent par laisser exploser au grand jour leur soif de liberté – et tous deux ont une notion très différente et particulière à ce sujet – et de droit, à aucun moment, il me semble, Cass ou Zach ne m’ont paru vraiment déterminés. Pour les projets que chacun envisage et désire mener à bien, je trouve qu’ils manquent cruellement et indéniablement de détermination et de volonté.

En effet, l’histoire se concentre davantage sur Cass et Kip, deux Omégas. Si j’ai éprouvé une forte sympathie pour Kip, il n’en a pas été le cas pour Cass, qui est une héroïne bien trop indécise à mon goût. Bien qu’elle souhaite établir une justice pour tous, elle n’a aucune conviction et ne semble pas même savoir ce qu’elle veut réellement. Kip, lui, est la touche d’humour du roman. Sa personnalité nonchalante et étrangement agréable relève la note tout le long de leur périple et joue ainsi un rôle essentiel. Il est comme l’Innocence dans un monde gouverné par le Mal.

Hormis ce fait, le principe de dystopie est parfaitement bien exploité. Les conditions de vie chez les Alphas et les Omégas sont incontestablement inégales. Tandis que les Alphas jouissent d’une liberté absolue, ayant accès à toutes sortes de postes et richesse, les Omégas, eux, souffrent d’une injustice indescriptible établie sous le joug d’une horrible autarcie. Un point très important, et qui à fait tout le charme de ce roman, réside dans le soucis et le détails des descriptions (des lieux, des personnages, des sentiments …). La précision, avec laquelle sont retranscrits les éléments, est d’une stupéfaction plaisante. Bien que parfois, le roman semblait traîner en longueur, je peux vous assurer que l’on a jamais aussi bien imaginé et visualisé ce genre de paysage que dans The Fire Sermon.

Selon moi, nous pourrions diviser The Fire Sermon en trois partie bien distincte. Pour plus de détails, et sans spoiler, la première partie consiste à établir le lien entre la société de base et celle qui pousse à la ségrégation. La deuxième, elle, sert de transition. En effet, durant ces quelques instants, Cass semble réaliser à quel point elle joue un rôle majeur dans la quête de leur vie. Car oui, les Omégas désirent simplement « Vivre« . Pour ce qui est de la troisième, il s’agit tout simplement d’un passage à l’acte (enfiiiiiin !). Et si j’ai adoré la première – malgré sa longueur – et la dernière partie – dans laquelle on y retrouve un semblant d’action – je dois vous avouer en revanche, que la deuxième partie m’a plutôt ennuyée. La troisième partie doit son retour en force à l’apparition d’un personnage qui, selon moi, démontre enfin une once de caractère et de personnalité concrète. Non pas que les autres soient fades … Mais, ils ne marquent pas les esprits, voilà tout. En réalité, les seuls à vraiment sortir du lot sont ce fameux personnage ainsi que celui appelé « Le Confesseur« . Ce dernier est d’un mystère très attrayant.

Malheureusement, ce n’est pas suffisant pour étouffer le manque d’action … La scène finale, par exemple, est bien trop rapide. Je veux dire, 20 pages d’action pour 471 de réflexion et d’hésitation ? J’ai apprécié le livre, mais tout de même, il faut dire ce qu’il en est, ce n’est pas assez. Beaucoup auront abandonné la lecture avant d’atteindre les derniers chapitres, et c’en est vraiment dommage, car l’histoire est bonne ! On ne va pas se mentir !

Pour le coup, la seule chose qui fait que je lirais le tome 2 de The Fire Sermon, s’il est traduit en français, est l’écriture raffinée et fluide qui nous accompagne pendant notre lecture. Elle est sublime, d’une finesse que j’ai rarement vu dans tout autre bouquin, et j’en suis littéralement tombée amoureuse. Bien que certains auront du mal à s’y faire, le langage n’étant définitivement pas celui d’un adolescent mais d’un adulte (car Cass et Kip ont approximativement 24 ans tout de même !), l’histoire m’a parue bien plus mature que la majorité des romans lus jusqu’à aujourd’hui. ENORME POINT POSITIF, POUR MOI ! Et aussi sûrement car le dénouement final met en place une chute imprévisible (que je n’ai décelé que 2 pages avant la révélation …) que je refuse, et ne tolère pas. Ne serait-ce que pour cela, je lirais bien évidemment le tome 2, et en anglais s’il le faut.

En conclusion, The Fire Sermon se révèle être l’une des déceptions de cette année. A attendre trop d’un livre, on finit par y placer la barre trop haute. Nos exigences sont trop extrêmes de nos jours, et je rappelle fortement que, parce qu’une histoire n’a pas correspondu à nos attentes ne signifie pas qu’elle est mauvaise. J’ai apprécié The Fire Sermon, malgré la déception qu’elle est, ne vous méprenez pas. Et je vous suggère donc, GRANDEMENT, de vous faire vous même votre propre opinion sur ce livre. Il est des facettes qui plaisent à certains, pas à d’autres. Et mon avis mitigé n’est en rien une vérité.

Je rappelle, ou précise, que ceci était une lecture avec UnLivrealaMain. Vous pourrez très prochainement découvrir son avis, peut-être divergera t-il du mien 😉

3-etoiles

(L’écriture a rajouté 0.5 pts à la note qui, de base, n’était que de 2.5)

Et vous, si vous l’avez déjà lu, qu’en avez-vous pensé ?

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Publié par

Passionnée de lecture, je me suis lancée dans l’écriture il y a de cela trois ans. Depuis, je nourris mon imagination en observant le monde et en me servant de mes expériences personnelles. Grande fanatique d’introspection, j’apprécie davantage les protagonistes tourmentés faisant faces à de grands dilemmes. C'est pourquoi, je porte une grande importance à l'évolution psychologique et morale d'un personnage, tant et si bien que j'affectionne plus que n'importe quel autre genre, le dramatique et le tragique. Plus que tout, les bougies et le thé sont mes grands amis de tous les jours.

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