Songe à la douceur – Clémentine Beauvais

les-infos-pratiquesTitre : Songe à la douceur
Auteure : Clémentine Beauvais
Date de sortie : 24/08/2016
Edition : Sarbacane
Thèmes : Amour, Romance, Poésie …
Résumé : Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ?

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Un grand merci aux éditions Sarbacane qui m’ont permise de lire et découvrir « Songe à la douceur » de Clémentine Beauvais. On m’avait tant conseillée ce roman, je trépignais littéralement d’impatience de pouvoir me jeter dans cette lecture prometteuse de beauté et d’amour. Voilà chose faite ! Je vous en parle plus en profondeur, de suite.

« Songe à la douceur » conte l’histoire de Tatiana, 14 ans, et Eugène, 17 ans, qui se rencontrent un bel été tandis que ledit Eugène rend visite à son ami Lensky. Très vite, la connexion entre les deux adolescents s’approfondit, et alors qu’ils apprennent mutuellement à se connaître, notre héroïne se découvre des sentiments tout nouveaux pour ce jeune inconnu. Elle s’arme alors de courage pour lui avouer son amour mais, malheureusement, la chance n’est pas de son côté car il la repousse, prétextant de mauvaises excuses. Dix longues années plus tard, ils se recroisent tout deux par pur hasard et les rôles sont désormais inversés. Eugène est obnubilé par Tatiana, mais comment faire pour reconquérir un cœur que l’on a déjà brisé par le passé ?

« C’est bête mais c’est seulement quand tu es là que j’ai l’impression d’être là où je dois être. Le reste du temps je suis comme quelqu’un à la fenêtre qui se regarderait vivre dehors et qui aurait l’impression que ça arrive à quelqu’un d’autre. »

Telle est l’intrigue principale de notre roman. Pour ceux qui l’ignoreraient, « Songe à la douceur » est écrit sous forme de vers libres. La narration, bien que parfois troublante, met en place un dialogue concret et direct entre l’auteur, les personnages et, bien entendu, « nous » les lecteurs. Mais là où la magie opère réellement, c’est que Clémentine Beauvais parvient sans aucun mal à faire s’entrechoquer et la douceur, et la brutalité à travers des mots d’une intensité sans égale. Si vous n’avez pas peur de vous exprimer librement et si vous trouvez que la justesse des mots se trouvent dans les vérités les plus directes, alors ce livre est fait pour vous. Tatiana, Eugène, Lensky … Ils sont tous fait pour vous. Ils vous toucheront d’une manière insolite et peut-être même étrange, puisqu’ils n’auront rien des enfants de nos jours, du moins de l’image que l’on s’en fait.

« Je patiente,
mais quand on patiente, on ne fait que frôler la réalité.
Ça fait plusieurs semaines que je la frôle sans la toucher,
attendant que la porte du jardin m’y projette. »

Tatiana est, au premier abord, une petite fille sujette à l’exploration totale d’une tout nouvelle expérience, celle de l’amour. Elle est jeune, naïve, innocente et s’imagine une vie toute en rose qu’elle pourrait mener aux côtés de ce mystérieux Eugène dont elle ne parvient plus à l’effacer de ses pensées. Eugène, lui, m’a d’abord paru légèrement pessimiste. Sa vision du monde est noire et il ne porte que peu d’intérêt pour peu de chose. Rien n’a de réel sens à ses yeux, et encore moins l’amour. Notamment avec une jeune fille de 14 ans. Leur histoire est à la fois belle, à la fois chaotique. Elle est la représentation typique de toutes les grandes histoires d’amour, mettant en scène le Destin et son pouvoir inné. Rien d’originale. Mais ce qui en ressort, de cette romance, est extraordinaire. Un jeu du chat et de la souris attendrissant et poignant, un amour cabossé qui cherche réparation, une histoire qui réclame sacrifices et risques car, oui dans  la vie, rien n’est blanc, rien n’est noir. Voilà quelques exemples de ce que peut être « Songe à la Douceur » au-delà d’une simple romance.

Et car « Songe à la Douceur » traite d’amour, on ne peut décemment pas négliger l’amour en lui-même. Ce roman ne parle pas uniquement d’un seul type d’amour. Il y a Tatiana et Eugène, oui. Mais il y a aussi Eugène et Tatiana. Puis Lensky et Eugène, sans oublier Eugène et Lensky. Ce n’est pas tout, il faut également prendre en compte Lensky et Olga, et bien évidemment Olga et Lensky. « Songe à la douceur » ne néglige aucun amour possible : l’amour amical, l’amour fraternel, l’amour le vrai, l’unique, le seul, celui qui fait rend toutes ces choses ordinaires subitement extraordinaires et l’amour illusoire, celui qui trompe, qui blesse, qui brûle. Tout ça. Tout ça. Il est exact de dire que chaque personnage aime à sa façon, il n’existe pas un seul amour qui soit identique. Il y a l’amour simple et crédule de Tatiana, l’amour insensé et ennuyeux d’Eugène et il y a surtout l’amour poétique et idéaliste de Lensky. Ce personnage m’a littéralement bouleversé. Ses mots ont été d’une puissance fulgurante et m’ont profondément remuée lors de ma lecture.

« Je m’en fous que ça te fasse rire, tu sais,
de nous deux je suis le seul à avoir vu la vérité en face,
je suis le seul à pas m’être fait de carapace,
                pas parce que j’étais inconscient,
non, mais parce que j’étais vivant                      
                j’étais vivant,
                j’étais léger, fragile, peut-être,
                                                     mais libre – et ta cuirasse,
                Eugène, un jour, tu t’affaisseras dedans,
                                                      tu crèveras dedans. »

En d’autres termes, « Songe à la Douceur » est une ode à l’amour des plus splendides que je recommande à tous les amateurs de romance, qu’importe que ce soit du déjà-vu ou non. Clémentine Beauvais saura vous convaincre grâce à une plume gracieuse et émouvante.

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Et vous- si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

3 réflexions sur “ Songe à la douceur – Clémentine Beauvais ”

  1. Bonsoir. Je découvre ton blog grâce à ton profil instagram. J’aime beaucoup les photos que tu prends de tes livres et j’ai vu qu’on en avait plusieurs en commun. J’ai poussé la curiosité jusqu’a venir ici sur ton blog. Et déjà je remarque que ton blog est très beau, très bien présenté. J’espère que le mien arrivera un jour à ce niveau-là.
    En tout cas pour en revenir aux livres et à songe à la douceur, je l’ai depuis sa sortie dans ma PAL et toujours pas lu. Mais ton avis donne tellement envie qu’il va atterrir dans ma PAL des prioritaires. Et puis j’ai eu un tel coup de coeur pour l’oeuvre originale !

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